Le grand philosophe à la renverse qui fait rêver dans les bistrots BHL, sait bien mieux que tous les médias la vérité sur le conflit Israëlo-Palestinien. Parmi toutes les vérités de celui qui sait, cette remarque amusante :
2. Le fait que les Qassam du Hamas et, maintenant, ses missiles Grad
aient fait si peu de morts ne prouve pas qu’ils soient artisanaux,
inoffensifs, etc., mais que les Israéliens se protègent, qu’ils vivent
terrés dans les caves de leurs immeubles, aux abris : une existence de
cauchemar, en sursis, au son des sirènes et des explosions-je suis allé
à Sdérot, je sais .
Le peu de morts côté Israëlien ne tient pas au fait que le Hamas a un poil moins de moyens qu’en face. Apparement, c’est kif kif, et le Hamas a tout l’équipement de pointe qu’il faut. Non. Ca tient au fait que côté Israël, ils se cachent. En Palestine, ils ne savent pas, donc. Palestiniens, apprenez donc à jouer à cache-cache si vous voulez survivre ! Autre explication :
3. Le fait que les obus israéliens fassent, à l’inverse, tant de
victimes ne signifie pas, comme le braillaient les manifestants de ce
week-end, qu’Israël se livre à un « massacre » délibéré, mais que les
dirigeants de Gaza ont choisi l’attitude inverse et exposent
leurs populations : vieille tactique du « bouclier humain » qui fait
que le Hamas, comme le Hezbollah il y a deux ans, installe ses centres
de commandement, ses stocks d’armes, ses bunkers, dans les sous-sols
d’immeubles, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées-efficace mais répugnant.
Il aurait sans doute mieux valu que le Hamas s’installe bien à découvert avec des pancartes “visez ici”. Maintenant, question. Quand on a affaire à une prise d’otage, la solution à adopter est :
- Foncer dans le tas et tant pis pour les victimes, l’important est de butter ces salauds de terroristes.
- Y aller avec diplomatie, tenter de négocier, et si vraiment ça passe pas dans le pire des cas, la jouer fine avec un sniper.
Si une personne censée choisirait la seconde option, c’est sans doute qu’il est un de ces pacifistes droit-de-l’hommiste qui est du côté des assassins et non des victimes. Il faut bien évidemment libérer les otages avec la première solution. Il est fort probable qu’ils en meurent, mais au moins, ils seront libres. La bonne réponse était bien évidement la première, adoptée par Israël.
Je remarque que c’est la première fois que je parle du conflit Israëlo-Palestinien. Ma prise de position qui va a l’encontre des attaques menées par l’armée Israëlienne, et donc contre le massacre d’une population, me vaudront sans doute le qualificatif d’islamo-gauchiste par certains, Yvan Rioufol par exemple. En effet, dans l’esprit manichéen de beaucoup, toute personne qui ne soutiendrait pas inconditionnellement les bombardements de Gaza est forcément un allié du Hamas. Je tiens donc à le préciser, je n’ai aucune sympathie pour le Hamas ni aucun groupe terroriste.