Aaaaah, mes débuts en électro ! La french touch première génération ! C’était Air, Etienne de Crecy, Alex Gopher… le projet Superdiscount ! La house classieuse comme on en fait trop peu aujourd’hui. Alors quand une soirée propose les trois groupes sus-nommés ensembles, et chez eux, à Versailles, je ne peux qu’y accourir.

On avait laissé Air dériver vers des rivages plus pop, plus convenus, et avec un dernier album un peu chiant. Alex Gopher faisait lui aussi un virage, plutôt rock. Quand au troisième laron, on n’en avait plus grande nouvelles depuis son Superdiscount 2. C’était l’occasion de voir un peu si l’esprit de l’époque restait quand même.

Le château de Versailles. Le bassin de Neptune. Une scène montée sur pilotis en plein milieu. Le cadre était superbe, mais le temps n’était pas de la partie. Dans les gradins, on se planque sous les parapluies en attendant le spectacle. L’attente sera heureusement courte, car Alex Gopher ne met pas longtemps avant d’arriver. Accompagné d’un batteur et de deux guitaristes, il entonne les morceaux de son dernier album. On est loin de l’époque de The Child, mais c’est quand même bon, le meilleur étant sans doute la nouvelle version live de ce même morceau. Quelle bonne surprise ! Le fameux sample vocal retrouve une seconde jeunesse.

Mais le concert est bien court (une bonne demi-heure), et déjà, c’est Etienne de Crécy qui prend le relais. Lui reste seul derrière ses machines, gardant complètement l’esprit électronique des débuts, contrairement aux autres. Sans doute la meilleure prestation de la soirée : des versions lives de son album Tempovision et du premier Superdiscount, bien différentes des versions disque. Le tout se termine sur un remix de We Are Your Friends (on se demande ce que le titre phare de Justice vs. Simian fait ici). Encore une fois, une prestation bien trop courte, malheureusement.

Suivent alors Phoenix. Je les avais déjà vus à Rock en Seine, et ça ne m’avait pas retourné. Ici, c’est pareil. C’est bien sans plus. Ca ne les a pas empêchés d’être les stars de la soirée, s’affichant sur le programme comme les égaux de Air, malgré une courte carrière pour l’instant. Et le chanteur n’aura pas résisté au bain de foule malgré le bassin qui le séparait du public, puisqu’il avait un petit canot pour traverser. Mais alors que la dernière chanson se terminait, un problème technique, dû à la pluie, a coupé complètement le son.

On range alors le matos de Phoenix, pour installer celui de Air. Mais la pluie retarde l’installation, et l’on craint une annulation. Le concert commence avec beaucoup de retard, mais dès le deuxième morceau, la pluie reprend, les synthés sont mis à l’abri, et la musique s’arrête. C’en est trop, le public repart alors, dégouté.

Pourquoi ne pas avoir couvert la scène, alors qu’il avait plu toute la semaine sur Paris ? Ou bien avoir fait jouer Air avant Phoenix (bon, ça c’est juste pour moi, parce que je serais pas resté pour Phoenix) ? Parce que bon, tout ces retards m’ont quand même fait rater Hexstatic que je comptais aller voir juste après à la Maroquinerie, et tout ça pour pas grand chose…

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