Daft Punk @ Bercy - 14 juin 2007
Concerts 15 juin 2007Les Daft Punk en live, ça pourraient très bien être deux gars pris au pif à qui on met le costume qui va bien, et qui n’auraient qu’à appuyer sur Play et s’agiter un peu pendant tout le concert. C’est vrai quoi, rien ne dit que c’est bien les vrais derrière leurs costumes de robots. Tout ça pour dire que j’étais au concert évènement de Bercy (tellement évènement que même les journaux en parlaient).
Sur le billet, c’était marqué 20h. Je suis donc arrivé vers 18h15 en m’attendant à devoir supporter une queue immense, peut-être même sous la pluie. Et bien non, même pas. Je rentre sans attendre pour retrouver Benzer qui m’attendait (depuis 16h quand même, y’en a qui n’en veulent). Pas encore grand monde dans la salle, mais ça ne durera pas. Et j’ai bien fait de venir autant en avance, parce que dès 18h30, Kavinsky et SebastiAn balancent la sauce. Alors que tout le monde avait les yeux rivés sur la scène, c’est en plein milieu de la salle que les deux compères tripotent leurs platines. Un mix rempli à moitié de Ed Banger, histoire de faire original, mais qui n’oublie pas quelques autre galettes plus funky. Ca ne bouge pas encore beaucoup dans le public, mais c’est quand même une très bonne entrée en matière.
20h, c’était en fait l’heure de la première partie avec Klaxons. J’avais pris l’habitude des premières parties moyenne, cette fois, ça change. Ceci dit, Klaxons c’est bien, mais sur scène, c’est comme sur disque. Je m’attendais à une grosse patate en live, ou quelque chose d’un peu différent, mais non. Enfin, les morceaux restent très bons, donc c’est quand même cool, même si quelques uns à côté de moi n’étaient pas du même avis (”Cassez vous connards d’Anglais !”).
Au bout d’une bonne demi-heure, la lumière se rallume, et on nous annonce 20 minutes d’entracte. SebastiAn et Kavinsky reprennent les platines pour nous faire patienter, même s’ils sont coupés par de la pub (!) projetée sur les écrans au plafond. La foule se resserre, Pedro Winter (il me semble que c’était lui) s’excite en haut des gradins, mais pas autant que quelques allumés dans le public. Loin des 20 minutes annoncées, c’est 50 minutes qu’il aura fallu attendre pour que les lumières se rééteignent et que les Daft Punk débarquent sur scène.
Bien à l’abris dans leur pyramide faite d’écrans et de lumières partout, et derrière leurs costumes robotiques, Thomas et Guy-Manuel exécutent un set en tout point identique à celui de Coachella (et sans doute de leurs autres lives). Sur une bonne partie des morceaux de leurs 3 albums (même si à mon grand regret, il manque Revolution 909), on a du mal a arrêter de danser, bien que la chaleur soit étouffante. Le live est impeccable, mélangeant les morceaux les uns avec les autres, avec des jeux de lumière et un écran de leds géantes derrière, mais le tout semble presque trop parfait pour être honnête. Peu importe, le spectacle est grandiose, et les deux humains (après tout) nous offrent même un rappel à ajouter à 1h20 de show.
Enfin bref, c’était bien.
Par contre, Direct Soir est vraiment un journal de merde. En rentrant, je tombe dessus dans le métro, et sur un article sur le concert des Daft, et ces boulets les comparent à… Jean-Michel Jarre…
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