Présences Electroniques 2007
Concerts 22 mars 2007Radio France, qui a plutôt l’habitude de faire des concerts de musique classique, organise depuis 2 ans un petit festival de musique électronique : Présences Electroniques. Discret sur la communication, il est rare de tomber sur des infos sur ce festival, y compris sur leur site Internet. Et c’est bien dommage car ce festival, loin d’être un Nordik Impakt ou un Nuits Sonores, est quand même sympa, et en plus gratuit.
C’était donc la 3ème édition cette année, du 16 au 19 mars, dans une petite salle de la Maison de Radio France. Déjà, c’est au bout de mon avenue (5 minutes de bus, 20 minutes de jambes), donc c’est cool, surtout pour moi qui ai l’habitude d’habiter loin des salles de concert. Ensuite, on est chez Radio France, alors faut pas déconner, on va pas avoir une foule de junkies qui pogotte sur de la techno ou de la house. Non. Rien que des trucs bien expérimentaux, de la musique concrète, des trucs super intellos à écouter assis (ça tombe bien, y’a des chaises).
Jour 2 (oui parce que j’y suis pas allé le jour 1, je regardais Lost et en plus l’affiche était moins bien, et puis je bossais le lendemain, et puis la flemme). Donc jour 2 : j’ai beau arriver un peu à la bourre, il reste des places. On sent que l’absence de pub et de têtes d’affiche y est pour quelque chose. Me voilà assis en haut des gradins, le programme dans les mains. On commence par un truc bizarre de 20 minutes qui date d’il y a 25 ans. Rien à voir à part 3/4 lumières, et le compositeur Denis Dufour qui vient saluer à la fin. C’est space. Enchaînement direct avec un japonais (Atau Tanaka) et un pas japonais (Zack Settel) qui font des trucs avec des espèces de bols et des capteurs de mouvements. Space aussi. Puis un gars (eRikm), qui a deux platines, et quelques machines autour, et qui fait des trucs tout aussi zarbis avec. Toujours space. Entracte. Je reviens. Alva Noto nous présente son Xerrox : des grésillements et des points qui bougent sur un écran pendant 40 minutes. Franchement space. Et enfin, le meilleur pour la fin, un truc un peu moins space et qu’on pourrait danser dessus (sauf qu’on peut pas, y’a des chaises) : Mouse On Mars. En plus, je reconnais les morceaux. Le seul hic, c’est que maintenant qu’il y a des basses, le son est vraiment tout pourri, au point que la moitié des gens s’en vont avant la fin. C’est bien, ça me laisse de la place pour m’étaler.
Jour 3, je me rend au festival en charmante compagnie puisque j’y vais avec ma LuLu d’amour ! Vu la tête d’affiche de la soirée, on prévoit de venir tôt, et on a bien fait vu la queue qu’il y avait déjà à 19h15. Mais on fini par rentrer, et à se retrouver cette fois dans les places en bas de salle. Ca commence comme la veille, avec 20 minutes d’un truc bizarre (mais pas le même), de Michèle Bokanowski, qui ne salue même pas à la fin mais qu’on peut quand même voir planquée en face de la scène, de là où on est. Ensuite, c’est Zavoloka qui vient tourner des boutons pendant 20 minutes. C’est space, mais moins que le truc d’avant. Suit alors un truc plutôt normal : The Books, et des compositions post-rockeuses sur des vidéos de plein de trucs. Une suite de morceaux super jolis, ça fait du bien. Entracte, puis suite des concerts. C’est d’abord Scanner, qui joue une sorte d’ambient quasiment sans mélodie avec une lumière bleutée pendant 20 minutes. Puis arrive le choc de la soirée : Emilie Simon est en fait un hippie barbu en kimono noir. Mais en fait non, lui c’est juste celui qui s’occupe des ordis. Elle, elle arrive après, pieds nus, en toge romaine, pour interpréter une pièce musicale d’un trait sur le thème de l’eau (incontinents s’abstenir). Des bruits de vagues, une Emilie Simon qui lave sa vaisselle et qui joue de la boite à musique, ou du piano, et même qui chante un peu. C’est pas bien long, c’est joli, mais c’est space. Enfin bref voilà. Tout ça pour dire que c’était bien, même si c’était space.
Sinon, je vous conseille d’écouter Robert Hampson, d’en parler autour de vous, et d’en faire la promo. Sérieux, il gagnerait à être connu. (Non, je ne dis pas ça parce que j’ai acheté un CD de lui en édition limitée à 35 exemplaires signée et numérotée lors du festival sans savoir ce que c’était juste pour la rareté de l’objet. En fait si. Mais même.)
Entrées RSS
18/05/2007 à 11:18
Bonjour,
dites moi, vous n’auriez pas enregistré par hasard ?
Nous cherchons des documents rares ou des pirates de concert (musiques d’avant garde). Merci d’avance.
G.Viederland
18/05/2007 à 19:27
J’ai pris quelques vidéos de très mauvaise qualité avec mon Archos, mais le son est tellement horrible que je doute fort de la pertinence de l’enregistrement.